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SCHWEIZER A AUSSI SON M. CORONA - INTERVIEW AVEC mATTHIAS mUSTER

Matthias Muster, responsable général de laboratoire d’Eric Schweizer SA, est aussi responsable de la taskforce COVID-19 interne de SCHWEIZER. Il suit les dernières évolutions de près et s’assure, en coopération avec la direction, que les prescriptions de la Confédération et des autorités cantonales sont mises en œuvre. Il veille également à ce que l’entreprise puisse répondre à son mandat d’entreprise d’importance systémique.

Matthias Muster est biologiste. Par sa formation et sa vaste expérience professionnelle, il était prédestiné à sa mission de délégué COVID-19. Grâce aux mesures internes et à la discipline des collaborateurs, tant au sein de l’entreprise que dans le domaine privé, ESAG a jusqu’à présent été largement épargnée par le COVID-19. Nous faisons tout notre possible pour que cela continue ainsi. Un grand merci à tous les collaborateurs et collaboratrices pour leur engagement.

L’interview a été réalisée par Ruth Spring et reflète les estimations personnelles de
Matthias Muster.

Selon toi, quelles ont été les expériences les plus marquantes après une année avec le COVID-19 ?

  1. L’État a massivement restreint le niveau de liberté de chaque individu. Les contacts personnels avec ma famille et mes amis me manquent terriblement, mais je respecte les règles en vigueur.

  2. Le fédéralisme des cantons et des communes avec des règles et des mesures divergentes par rapport à celles de la Confédération empêche de venir efficacement à bout de la pandémie de COVID-19. Cela aide le virus, mais pas l’État, ni les citoyennes et citoyens.

  3. L’OFSP n’a pas de stratégie claire de lutte contre la pandémie. Tout le monde espère que la vaccination aura des effets durables, comme pour la GRIPPE, mais que feront la Suisse, l’Europe et le monde si l’efficacité espérée ne suffit pas ? En 2021, nous ne pouvons pas nous permettre de nouveaux confinements, tant au niveau de la politique de santé que de l’économie. Nous avons besoin de nouvelles approches et solutions pour gérer les virus grippaux comme le COVID-19. Le port obligatoire du masque, la désinfection et la distanciation sociale fonctionnent uniquement si tout le monde s’y tient, c’est-à-dire si les enfants appliquent aussi ces mesures, puisqu’ils sont également porteurs du virus.

  4. La stratégie de vaccination de la Confédération fixe de mauvaises priorités. On vaccine actuellement les personnes âgées et faibles et celles des groupes à risques. Pour moi, il faudrait d’abord vacciner les jeunes et les adultes en âge de travailler, car ces deux groupes sont les plus actifs en termes de rayon d’action. Ce sont les porteurs les plus fréquents de la maladie et ils assurent la viabilité économique du pays.

 

Pour l’instant, ESAG a été relativement peu touchée par le virus. Selon toi, à quoi cela tient-il ?

Nous avons rapidement appliqué les principales mesures d’hygiène au sein de l’entreprise et les collaborateurs s’y tiennent : distanciation, désinfection, aération, masques, pas d’attroupements.

Quelles sont les principales mesures liées au coronavirus au sein d’Eric Schweizer ?

La distanciation sociale, le port du masque obligatoire, les rondes régulières de désinfection, le télétravail autant que possible, l’abandon des manifestations de plus de 10 personnes.

Comment les collaborateurs ont-ils réagi à ces mesures?

Je tiens ici à remercier tous les collaborateurs et à leur décerner une médaille. Les mesures ont jusqu’à présent été bien mises en œuvre dans l’entreprise et respectées avec discipline.

Existe-t-il des différences entre le premier confinement au printemps 2020 et la situation actuelle depuis début 2021 ?

Oui ! Au premier confinement, nous avions introduit des roulements par équipes à la production/expédition et les collaborateurs appartenant aux groupes à risques étaient en congé forcé à domicile. Actuellement, nous pouvons garantir que le risque d’infection en entreprise n’est pas plus élevé qu’à domicile grâce à notre plan COVID-19 d’entreprise. Nous ne devons plus travailler par roulements et, lorsque cela est nécessaire du point de vue de l’entreprise, les collaborateurs travaillent sur place, et non en télétravail.

Selon toi, y a-t-il aussi des aspects positifs aux mesures contre le coronavirus ?

Oui, le télétravail est accepté comme une nouvelle possibilité de faire son travail. Les réunions avec TEAMS sont très efficaces, on se concentre sur l’essentiel et cela prend moins de temps.

Y aura-t-il aussi des mesures qui seront conservées dans l’entreprise, au-delà de la crise aiguë du coronavirus ?

Oui, je pense que c’est tout à fait concevable, p. ex. les deux aspects positifs susmentionnés ou les nouvelles formes de collaboration dans l’entreprise.

 

 

Une déclaration personnelle : qu’est-ce qui te tient à cœur et que changerais-tu à l’avenir ?

  • L’après-COVID sera pareil à l’avant-COVID. Nous ne nous débarrasserons pas de ce virus. Nous devons accepter, en tant que société, que les pandémies (comme la grippe) puissent continuer à avoir une issue fatale pour les personnes les plus faibles, même au XXIe siècle. Un confinement ou un semi-confinement ne sont pas des outils durables contre ce genre de risques.

  • Nous devons faire preuve de solidarité : quand des mesures d’hygiène sont fixées, elles doivent être respectées par tout le monde, des nourrissons aux personnes âgées. La taskforce de la Confédération a pour l’instant échoué à créer cette homogénéité des règles et de l’action.

  • En tant qu’individus intégrés à une société, nous devons changer radicalement notre comportement face à une grippe : à l’avenir, une personne avec des symptômes grippaux devrait automatiquement rester chez elle, jusqu’à ce qu’elle ne présente plus de symptômes pendant 48 heures. Durant cette période, l’essentiel est de sortir aussi peu que possible et de ne quitter le domicile que pour des motifs impérieux. Dans ce cas, il faudra obligatoirement porter un masque et garder ses distances. Ainsi, les décisions administratives de confinement ne seront plus nécessaires.